Divergence entre le Mali et la France concernant le dialogue avec les jihadistes

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian achève aujourd’hui une visite de 48 heures. Plusieurs conventions de coopérations ont été signées, mais des divergences sont apparues entre Paris et Bamako. Elles concernent la question de possibles discussions avec les groupes jihadistes.

Les yeux derrière ses lunettes, le ministre français des Affaires étrangères prête attention à une question de la presse sur un possible dialogue avec des groupes djihadistes dans le nord du Mali.

Jean-Yves Le Drian lors de son séjour à Bamako où il s’est rendu pour la première fois depuis le coup d’État du 18 août.REUTERS/Paul Lorgerie

Jean-Yves le Drian bondit plutôt : « Disons les choses très clairement. Il y a des accords de paix. Il faut mettre en œuvre les accords de paix. Ce sont les accords de paix qui font la paix, martèle Jean-Yves Le Drian. Ils ont été validés par un certain nombre de signataires, dont des groupes armés signataires. Et puis, il y a les groupes terroristes qui n’ont pas signé les accords de paix. Les choses sont simples. »

Pas sur la même longueur d’ondes

À ses côtés, le Premier ministre malien Moctar Ouane, l’une des chevilles ouvrières de la transition politique, emmitouflé dans un boubou traditionnel, est plus nuancé.

« Je crois également utile sur cette question de me faire l’écho des conclusions du Dialogue national inclusif qui a eu lieu chez nous et qui a très clairement indiqué la nécessité d’une offre de dialogue avec ces groupes armés, rappelle le dirigeant malien.Je pense qu’il faut voir en cela une opportunité d’engager de vastes discussions. »

Sur le sujet d’un possible dialogue ou non avec les jihadistes du nord du pays, Paris et Bamako ne sont donc pas totalement sur la même longue d’onde.

Serge Daniel // RFI

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