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Sebkha : Des résidents réclament leur espace public squatté dans la zone phase 5

Des résidents de la phase 5 extension, Moughataa de Sebkha se battent désespérément depuis cinq ans pour préserver leur cadre de vie contre les manœuvres d’une fonctionnaire du Ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire. Situé dans les environs de l’Immeuble RIMGAZ, la Clinique Bouna et les Echos du SAHEL, l’espace public que se partagent les habitants du

quartier est convoité par Aminatou Amadou N’DIAYE,   topographe de formation et actuellement directrice régionale de Nouakchott Sud.

Décorée de la médaille d’honneur de 1ère classe par le Président de la république, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani lors de la célébration du 60ème  anniversaire de l’indépendance nationale, Madame Ndiaye s’était octroyé 2000 mètres carrés de terrain à Sebkha, une superficie qui correspond au domaine public, tiennent à préciser les résidents de la zone qui se sont constitués en collectif pour faire valoir leurs droits.

Selon les résidents cet espace était destiné à l’érection d’une mosquée, d’un dispensaire et à l’aménagement d’une aire de loisirs pour les jeunes. Ils se fondent sur le cadastre national authentique, dont ils ont présenté un document de référence.

Ce document référentiel du foncier national aurait été tripatouillé de manière insidieuse. Soutiennent les résidents qui accusent de complicité des agents de l’Etat d’avoir retiré les documents originaux du cadastre pour les remplacer de manière subtile par une fausse pièce dans le dessein de couvrir, cacher et légaliser leur acte.

“faux introduit au plan cadastral”: collectif des résidents

Des membres du collectif disent avoir cru au début en la bonne foi d’Aminatou Amadou N’DIAYE. « Nous avons tenté de l’amener à la raison en usant de toute la diplomatie et la courtoisie caractéristiques de nos sociétés traditionnelles. Mais en vain. » Déclare un des représentants du collectif qui

souligne avoir pu lui démontrer de manière contradictoire lors d’une réunion convoquée à son initiative que les documents en sa possession sont des “faux en écriture “. « Désemparée, elle n’a pas hésité à proposer des terrains au Collectif pour payer son silence. » Poursuit-il.

Toujours selon les résidents, Mme Ndiaye à morcelé les 2000 m2 pour les attribuer à son fils répondant au nom d’Amadou El hadj Gueye, avec un permis d’occuper référencié : 9023-9024 du 15 /08/2000 alors que la lettre de morcellement est du 11/10/2004, soit un permis d’occuper antérieur à la lettre d’attribution.

Le collectif se dit toujours déterminé, uni et prompt à aller jusqu’au bout pour tirer cette affaire au clair. « Nous avons rencontré les autorités concernées par le foncier national ainsi que des experts indépendants pour leur soumettre les preuves. Tous sont unanimes et formels qu’Aminatou Amadou N’DIAYE est dans le tort et le faux. » A encore dit le représentant du collectif qui rajoute que les documents dont elle dispose sont le fruit d’une grande opération de trafic du domaine public et que Mme Aminatou Amadou N’DIAYE continue à entreprendre des travaux de construction sur les lieux.

Saisie par le collectif, la Ministre de l’Habitat,

plan cadastral source

de l’urbanisme et de l’Aménagement du Territoire, Khadijetou Mint Bouka muni de ses preuves a ordonné dans un courrier l’arrêt immédiat des travaux à la grande satisfaction du Collectif. Dans cette lettre n°0275 du 09/09/2019, la ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire a indiqué : « la lettre MET 0147 du 11/10/2004 qui autorise le morcellement est inexistante dans nos archives ».

Mais, une année après, c’est le désenchantement. Les travaux ont repris de plus bel. Se plaignent les résidents qui ont notifié la poursuite des travaux par lettre n° 206 au Ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’Aménagement du Territoire en date du 20/10/2020.

Le Collectif en appelle à l’arbitrage des autorités du pays et dit ne pas lâcher l’affaire et « entend user de tous les droits légaux pour débouter Mme Aminatou Amadou N’DIAYE en vue de préserver son environnement du bradage et de son enlaidissement par des constructions greffées illégalement et sournoisement au cadastre national. »

S.S

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