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Radio Mauritanie : le Covid-19 intensifie l’ostracisme des langues nationales

Des journalistes présentant dans les langues nationales à Radio Mauritanie se plaignent de l’intensification de l’ostracisme de certaines de leurs émissions.

En effet, depuis un an, la direction s’emploie à diffuser, systématiquement, en pleine émission, des spots publicitaires. Ce qui, selon eux, grignote considérablement le temps qui leur est imparti. Pour rappel, la direction réserve 50 minutes à toutes les langues nationales réunies : le Soninké, le Wolof et le Pulaar. Aujourd’hui, les journalistes et bien avant eux les auditeurs, se plaignent de l’interruption, près d’une vingtaine de minutes au profit des prêches et la sensibilisation contre le covid en Hassaniya.

En pleine émission, ils sont surpris par des interruptions intempestives de plus de vingt minutes dans lesquelles on entend des “prêches” en hassaniya.
Le même scénario avait eu lieu en juin 2020. Informée par les faits, la parlementaire Kadiata Malick Diallo était intervenue auprès de la direction pour demander un traitement respectueux des émissions dans les langues nationales.

Cette année encore, le même scénario est entrain de se répéter. En effet, l’émission “Pinndinen Tinndinenn” présentée tous les samedis est quasiment interrompue à cause de la publicité abusive et du grignotage de son maigre quota horaire.
Ces derniers en appellent au ministre de l’information et exhortent les élus et les leaders d’opinion afin qu’ils d’agissent pour mettre un terme à ce mauvais traitement indigne et irrespectueux réservé aux langues nationales par l’actuel directeur général de la radio. Selon les fidèles auditeurs de Radio Mauritanie, en deux passages à la radio, Mohamed Cheikh s’est avéré être un dangereux fossoyeur de l’unité national en travaillant à une “fatale mise en quarantaine des langues nationales à radio Mauritanie”. Et pourtant, dans son dernier rapport, la Haute autorité pour la presse et l’audiovisuel (Hapa) avait fustigé les 20% réservés aux langues nationales dans les médias publics.

Cette situation de déni du droit à l’information et les pratiques discriminatoires impunies au niveau des services publics d’information interpellent l’ensemble des Mauritaniens, les Hautes autorités en premier.

Et des révisions en profondeur des temps d’antenne et des plages horaires de diffusion des émissions en langues nationales doivent être revues!

La rédaction

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