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Et ainsi de suite

En cette période de crise sanitaire, dans un coin de chez moi : Je regarde, je pense et j’écoute l’actualité mauritanienne et ceux qui la font. Car les marées d’actualités nouvelles en matière politique me lavent l’esprit et m’apaisent le cœur. Mais cette fois-ci je commence à découvrir et m’intéresser davantage sur son engagement et ses qualités nécessaires pour défendre une cause. Ceux qui l’écoutent et lisent Mohamed LAM peuvent comprendre le sens de son engagement. A travers cette lettre ouverte, j’exprime, avec le cœur, plein de gratitude pour ce jeune activiste et écrivain qui mène avec tant de bons sens, tant de sang-froid, tant de constance, le combat pour alerter et conscientiser cette nouvelle génération sur les retombés significatif d’un engagement.

Monsieur LAM ? Il est profondément mauritanien, et profondément sénégalais à la fois. Il est ouest africain. Plus globalement, il se défini comme un citoyen du monde disent-ils.  Il porte un projet comme tout être humain. Mais ce que je peux vous dire aussi c’est que cet homme est déjà passé devant nous. Tout le monde sait que vous êtes dans une démarche de compréhension et d’explication de manière pédagogique un certain nombre de problèmes sur l’environnement hostile que vivent les citoyens mauritaniens ; pour en arriver à une société harmonieuse. J’essaie donc de lui dire ici dans le bon sens qu’il pique d’une bonne volonté. En tout cas, il fait partie des esprits « éclairés » proches et soucieux de la couche populaire.

Mohamed LAM est un militant pour les droits humains. Il est humaniste et universaliste à la fois ; soucieux de l’avenir de son pays mais aussi plus largement des turbulences qui règnent dans ce bas monde. De son profil essayiste, il est aussi passionné de la description des phénomènes sociaux en les traitants comme des choses. Disons tout simplement qu’il porte un regard nouveau sur ce qui fait l’être humain. Il vise à conquérir l’hégémonie sur les rencontres-débats objectifs visant à faire une lecture nouvelle de la philosophie pluraliste, africaine notamment, dans les rapports sociaux. En ce sens, l’essayiste s’incline, pense, songe et médite sur le « faire humanité ensemble ». Donc je pense que c’est dans cette optique que LAM apparaitrait comme un humaniste s’inscrivant dans le sillage d’un Souleymane Bachir DIAGNE.

À la lumière de leur bonne volonté de prendre une plume et sous l’arbre à palabre avec quelques compatriotes sénégalais et mauritaniens de discuter les défis contemporains que l’Afrique fait face : LAM se considère comme un homme fédérateur face à une tel « anankè social », et aux enjeux contemporains. La bonne gouvernance, le développement, l’éducation à la citoyenneté et les formes de discriminations institutionnalisées qui sont source de souffrances demeurantes inexpliquées.

Je l’écoute, je le lis et je vois en lui une totale détermination pour tenter de démêler les carences identitaires et les querelles politiques qui minent la Mauritanie.

De son talent d’orateur chevronné et son sens de proposition, il crée avec quelques jeunes engagé des groupes et pôles de réflexions qui portent un regard nouveau et constructif pour une meilleure Perspective de l’Afrique. En les écoutant, on remarque des propositions et des analyses croisées. Donc cette nouvelle génération qui accomplissent sa mission de partir à la conquête des politiques de sécurité et de développement du continent. Des politiques de bon sens oublié…. Car dans différents domaines, la voie de la sagesse populaire a été délaissée, lorsqu’elle n’a pas été tout bonnement confisquée.

Mieux vaut écouter Mohamed LAM, que Moussa N’DIAYE

À l’époque quand j’ai visionné la vidéo d’un journaliste qui évoquait la situation socio-politique de la Mauritanie sur les médias sénégalais. Je suis tombé de haut, très haut. J’étais sans voix, sidéré et abasourdie à la fois par cette pareille bêtise. Cette déclaration restera dans les annales de l’histoire de la politique mauritanienne : «  Je défie quiconque de me prouver que l’esclavage existe en Mauritanie ». Cette phrase de Moussa N’DIAYE a fait le titre des articles de presse et a suscité des vagues d’indignations et d’écœurements. En voulant faire un point sur l’actualité politique, exclusivement sur l’esclavage, le prétendant journaliste d’investigation, ou plutôt, journaliste labellisé, nie des faits existentiels. Je n’accorde pas d’intérêt à ses propos, mais j’ai eu l’impression ses types de déclaration à l’outrance se répète dans ce monde sans foi ni loi où tout ce qui compte c’est le profit. Entre le carriériste, l’opportuniste, qui se proclame professionnel, mieux veux écouter un militant anti-esclavagiste. Un analyste politique, un humaniste qui défend la cause des opprimés avec une fermeté implacable. Une personne qui n’adhère pas dans les détails les thèses d’un prétendant journaliste d’investigation.

Frantz Fanon vieille sur Mohamed LAM, car ses déclarations et sa mission sont nobles. Son engagement dans la Ligue des Droits de l’Homme, de SOS racisme, et les associations de lutte contre les inégalités et discriminations en Gironde, prouvent à quel point le jeune homme est humaniste et libertaire.

Je sais que vous essayez de prendre recul et de prouver davantage vos positions objectives en démêlent les politiques jacobines et girondines en Mauritanie centrées toujours dans les grandes villes. Mais je sais aussi que vous souhaitez plus de politiques de décentralisation dans les régions qui pourraient améliorer des conditions de vie des citoyens. Sur la cohabitation entre deux communautés humaines aussi, il porte un regard profond, sans langue de bois, ni les éléments de langage habituel. Sur les espoirs des libertés, des droits de l’homme et la démocratie participative, ses analyses sont objectives et constructives. Donc, Fanon vieille sur Monsieur LAM, car vous affirmer que « chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la accomplir ou la trahir ». Vieille sur lui pour qu’il continue davantage à réfléchir à la possibilité d’une unité nationale et du respect des identités mauritaniennes multiples. C’est une question de pensée et d’agir global pour la reconnaissance de toutes les communautés, toutes les cultures en toutes circonstances.

Si je résidais à Bordeaux, je serais content de dire à mes amies que j’ai un compatriote engagé qui œuvre pour la promotion des droits et des libertés !  Si je résidais à Bordeaux, je ne porterais aucun jugement sur la nature de l’engagement de la diaspora mauritanienne de Gironde ! Si je résidé à Bordeaux, je m’alignerai sans réserve avec ceux qui militent pour l’égalité des droits en Mauritanie ! Donc j’agis dans mon lieu à Lyon avec mes compatriotes et je pense avec le monde !

Il s’agissait ici de faire l’éloge d’un personnage pour son sens de proposition, de l’engagement et son travail accompli. Mais aussi d’avoir pris le temps de s’engager pour les bonnes causes et pour le goût de faire l’humanité. C’est à partir des gens simples, à travers eux, qu’un véritable projet de société s’opère face à un système établi. Car il n’y a que deux côtés de la barricade, et je ne crains pas de dire que Mohamed LAM  a choisi le camp du peuple contre le camp du système qui étrangle.

Abdoulaye SY

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