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Mauritanie : Des espoirs de liberté

La liberté ce n’est pas l’espoir de l’avenir. C’est le présent et l’accord avec les êtres et le monde dans le présent



Albert Camus, carnets 3.

Tout commence sans même que je le sache, au cœur de la Mauritanie où j’ai grandi au milieu des poètes et des politiques. Des annonces et paroles pour les uns. Des chants et des vers de poésies douces pour les autres. Cet environnement qui était destiné à m’accueillir à mis la chaleur dans mon cœur ; et à coloré la vie d’un éternel militant des droits humains. Mon vécu en France m’a naturellement emmené vers un parcours de luttes, de regards critiques constructifs et croisés entre le nord et le sud. Je vois des frontières indéfinissables. Je vois à travers des vallées du fleuve, des villes et des régions de chaque pays. Puis, j’ai fini par comprendre que le mal-être m’habitait profondément. Il traduisait tout simplement le fait que je ne me sentais utile nulle part.

Je rêvais qu’un jour, dans toutes les vallées du fleuve des espoirs de liberté. De toutes les collines, et toutes les administrations, les droits des citoyens puissent s’exprimer. Je rêvais qu’on avait voilé les droits de l’homme et les libertésd’expression, quelque part. Je rêvais notamment les libertés des femmes puissent être retrouvées. Je rêvais certainsendroits escarpes étaient aplanis et devenaient des zones denon-droits pour certains citoyens. Je rêvais qu’un jour, la lumière puisse éclairer tous les êtres humains. Tel est mon souhait.         

Je prends mon bâton de pèlerin et je me tourne vers la Mauritanie là où la poésie est née, disent-ils. Du sud au nord,les espoirs s’entretiennent, se concrétisent et se conserventlentement aux effets des libertés retrouvées. Et cette fois, nous serons capables de distinguer dans la montagne l’espoir et ledésespoir. Nous serons capables de distinguer les droits et les devoirs. Nous serons capables de transformer les discordescriantes de notre nation en une superbe symphonie deslibertés, de l’égalité et de la fraternité́. Et cette fois, la liberté retrouvée, nous serons capables de travailler ensemble, defaire l’unité nationale ensemble, de vivre-ensemble et de lutter ensemble contre les inégalités et contre les discriminations.

La Mauritanie est le pays des millions de poètes. Donc ma douce terre de liberté́, je pense et j’écris sur toi ! Ma douce Mauritanie, terre de l’espoir, où est passé ton bon sens ? Terre dont les poètes et les citoyens sont fiers ! Terre ou les montagnes sonnent la cloche du doute de la liberté́d’expression ! Donc si mon pays doit être une grande nation, que cela devienne vrai par la mise en œuvre des libertés et des droits humains !

Notre grande bataille est de penser l’avenir en commun. Notre grande bataille est d’en finir avec l’ethnocentrisme. Notre grande bataille est la conquête de nos valeurs et de nos dignités. Nos millions de poètes nous attestent à travers leursdoux poèmes, au vers banals : le « malheur du pays » vientd’une certaine manière, des élites qui confisquent la libertépopulaire. Ces élites sont impuissantes à se justifier. De plus en plus, elles se réfugient dans l’arrogance, dans le déni etdans l’hypocrisie.

Aujourd’hui et demain je rêve. Je fais toujours ce rêve : c’est un rêve profondément ancré dans l’idéal mauritanien. L’homme se lèvera et vivra pleinement avec une authentiqueliberté. Je vois des personnes perdues l’espoir de la liberté et prennent conscience que cette idée s’arrête quelque part ;c’est-à-dire, « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Et encore : «  tous les hommes naissent libres etégaux en droit », disent-ils.

Donc, je rêve qu’un jour, sur les chemins des montagnes, les espoirs des jeunes et les droits des femmes seront retrouvées. Je rêve qu’un jour la cloche de l’égalité sonne partout. Que la liberté se propage dans chaque coin de rue, chaque quartier, chaque région, chaque village, et chaque ville.

J’affirme que s’ouvrir culturellement et humainement à toutes les communautés est excellent. J’affirme que la Mauritanie n’est pas seulement un territoire. Mais demeure un pays dont la liberté est limitée. Donc j’affirme que mon pays est multiculturel, et se constitue au bâtit ; aux carrefours des langues, des identités, des ethnies et des diversités sur les espoirs de liberté.

Abdoulaye SY

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