Regards d'Ailleurs reçoit la journaliste mauritanienne: Nayra Cimper

Regards d’Ailleurs reçoit la journaliste mauritanienne: Nayra Cimper

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Avec Nayra nous évoquerons l’identité mauritanienne et sa place et son rôle dans l’intégration africaine voire le panafricanisme. Nayra Cimper répondra également à nos questions relatives à la liberté de la presse, d’opinion et de la démocratie en Mauritanie. La diaspora mauritanienne a-t-elle une influence dans le pays ?
Nayra Cimper répond à nos questions et vous réagissez sur notre page Facebook, Regards d’Ailleurs sur rmi-info
Regards d’Ailleurs une émission consacrée à la Mauritanie et sa diaspora

Ci-dessous une sélection de phrase que Nayra Cimper a prononcer durant l’émission. 

La première fois que j’ai dû définir une idéologie à laquelle je me sentais appartenir c’était le panafricanisme.

J’étais scolarisée à l’école française, j’étais plus au fait de la culture ou de l’histoire française que celle de la Mauritanie et de l’Afrique

Mon père (Gabriel Cimper) se trouve à Nouakchott, il n’est pas au Qatar, allez le voir.

J’avais 8 ans  à cette époque (en 1989), j’avais bien senti qu’il y avait quelque chose qui se passait, j’ai voulu en apprendre plus… je crois que c’est ce qui a fondé mon engagement.

Je ne suis pas comptable des actions de mes parents ni de mes oncles.

Quand je me suis orientée vers le journalisme, j’avais déjà une expérience académique en sciences politiques

La façon dont la Mauritanie est gérée ne correspond pas à la façon dont je pense qu’elle devrait être gérée.

Je ne peux pas m’impliquer dans la politique mauritanienne en Mauritanie ! Ce n’est pas possible.

Les grands médias occidentaux ne m’intéressent pas, je veux que nous développions nous-mêmes, notre manière de faire nos médias et notre presse et  devenir plus indépendants.

En Mauritanie on parle beaucoup, mais on ne fait pas grand-chose.

La crise identitaire que l’on traverse est dû au  fait qu’on ne dresse pas nos cultures d’une manière valorisante… On n’est pas tous mis sur le même pied d’égalité

Il y a 1989,  c’est la Big fracture, il y a eu non seulement la perte de confiance en  un État qui est sensée protéger, mais aussi une perte de confiance des individus entre eux.

Je ne me suis jamais sentie autre chose  que mauritanienne… à partir du moment où vous avez des parents enterrés en Mauritanie, je vous considère comme mauritanien

Nous ne devons pas avoir la même notion de l’identité que les Européens… nous n’avons pas la même histoire

Si on n’est pas d’accord pour être ensemble, la Mauritanie n’existera plus.

Le Maghreb a une certaine vision de l’Afrique subsaharienne, qui est une vision tronquée, que nous ne parvenons pas à changer…

Ces histoires de visa (en Afrique) c’est un non-sens, ça fait référence à quoi dans notre histoire ?

Quelqu’un qui connait l’Islam et sa doctrine ne va pas croire un seul instant qu’elle a institué une inégalité entre les musulmans

Des intellectuels, qui ne se manifestent pas alors qu’il y a  tant de problèmes dans la société, pour moi ce ne sont pas des intellectuels, c’est gens sont devenus de petits bourgeois

Quand je pense à la Mauritanie, et à  son développement, je n’ose pas l’imagier autrement qu’en dehors du continent dans lequel il se trouve.

Nous sommes (Mauritanie) un carrefour de plusieurs civilisations et nous devons en prendre notre partie

En Mauritanie le féminisme, est un féminisme de profit

En Mauritanie, on ne force pas assez les hommes à payer une pension alimentaire…

Présentation : Saidou Wane
Chroniqueurs : Hamath Sall, Nada El Waghaf
Rim-Actu : Setta Camara
Regards sur la toile : Amadou Kane
Réalisation : Abdoulaye Sy