Référendum, Communiqué du MAPROM

Référendum, Communiqué du MAPROM

Il n’a échappé à personne que le référendum à l’initiative du chef de l’état est des plus contesté au sein de l’opinion national. Plusieurs juristes de renom ont prouvé à plusieurs reprises que les changements constitutionnels annoncés ne suivent pas la procédure normale prévue à cet effet. Toute l’opposition démocratique est partagée entre un boycott ou un vote en faveur du NON. Les modalités de recours au peuple n’ont pas été respectées

Dans le fond, les innombrables secteurs de la vie économique et sociale mauritanienne, qui sont dans un état délabré, rendent indécent la mobilisation d’autant de ressources financières et humaines pour un changement de drapeau… Sur les autres modifications ayant trait à suppression de la chambre haute du parlement (Sénat) ou encore sur la création de conseils régionaux, nous notons que le général Aziz s’était bien servi du Sénat lors de son putsch pour se faire légitimer, et aujourd’hui il prétend que cette chambre n’a aucune utilité. En vérité, c’est d’une manipulation simple de la constitution dont il s’agit, manipulation qui est un déni de démocratie. La création de conseils régionaux devrait favoriser le développement économique local nous dit-on. Mais il y a déjà des maires de communes et des gouverneurs, sans parler des préfets, qui ne jouissent pas des pouvoirs et  moyens qui leur reviennent. Cela engendrera une surcharge et alourdira  toute initiative locale.

Pour toutes ces raisons, nous, le MAP, invitons l’ensemble du peuple mauritanien à se mobiliser pour faire échouer ce référendum, à sensibiliser sur les dangers de ces réformes et sur la boîte de pandore qu’elles ouvrent, à savoir la question du 3éme mandat pour Abdel Aziz. En somme, nous appelons à boycott actif !

Pour que le refus des Mauritaniens épris de justice soit entendu, nous les invitons tous à rejoindre l’opposition démocratique organisée afin de faire échouer ce référendum, et les desseins non-avoués d’Abdel Aziz. Ces acquis n’ont cessé d’être remis en cause depuis le putsch d’Abdel Aziz.

A d’autres occasions, souhaitons que les Mauritaniens soient  amenés à redéfinir l’organisation décentralisée de l’Etat pour asseoir un véritable développement économique local.  Il y a, parmi les nombreux chantiers, celui du redécoupage juste et sérieux des circonscriptions électorales, car nous savons que la représentation nationale à l’Assemblé est très inégalitaire.

Vive la République, vive la Mauritanie unie et prospère dans la justice, l’égalité et la légalité.

Le MAPROM