La Mauritanie est –elle en mesure d’atteindre les Objectifs du développement durable face aux énormes défis ?

La Mauritanie est –elle en mesure d’atteindre les Objectifs du développement durable face aux énormes défis ?

La Mauritanie, est un pays aux confins de difficultés immenses depuis son accession à l’indépendance en 1960, jusqu’à aujourd’hui. Elle regorge de nombreuses richesses (poissons, fer, cuivre, pétroles etc.) mais elle n’arrive pas à s’émanciper de façon durable de la pauvreté. Cela s’explique par le fait que le pays a été longtemps resté sous les mains d’un système de mauvaises gestions, de laisser aller et de détournements de deniers publics.

Le pays est aussi, à la merci des risques de catastrophes multidimensionnelles auxquelles, elle n’est pas suffisamment préparée à faire face tels que des tempêtes de sables, vagues de froid, invasions acridiennes, inondations etc., et leur impact sur le développement du pays fait obstruction sur la possibilité d’atteindre les Objectifs du développement durable (ODD).

Sur le plan économique, le manque cruel de formation professionnelle de cadres aptes à répondre aux besoins du développement et l’absence de centres de formation en ingénierie sur le territoire national.

L’exploitation abusive des ressources naturelles, l’inexistence d’une politique environnementale réelle et objective ont, toujours fait obstacle au développement durable du pays. Pour sortir de cette emprise du sous-développement, il importe de cibler les vraies causes de ce freinage et envisager de nouvelles perspectives pour l’économie.

Dès les années 2000, tant de mesures ont été prises pour lutter contre la dégradation de l’environnement et réduire considérablement la pauvreté. Il s’agit de la création du Code de l’environnement, la mise en place du Ministère Délégué auprès du premier Ministre chargé de l’Environnement et du développement durable (MDEDD). Ainsi, le gouvernement a décidé d’intégrer la dimension « développement durable » dans le mandat de ce jeune Ministère (MDEDD)[1] afin d’améliorer la gestion de l’environnement et sa prise en compte dans tous ses aspects transversaux.

Egalement, ont été créés le Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté (CSLP) et des Programmes Régionaux de Lutte contre la Pauvreté (PRLP) s’inscrivant, dans le but d’intégrer l’environnement dans les processus de planification nationaux et décentralisés.

C’est entre autres les avancées considérables, que le pays a pu atteindre en matière de développement durable. Or les objectifs escomptés ne sont pas sur le coup, totalement atteints. Ainsi, de grands défis restent à relever.

Pour une meilleure approche de cette question nous allons dans un premier temps, établir les défis économiques et environnementaux (Partie 1) que le pays doit affronter. Puis nous étudierons en second lieu, les obstacles sociaux qu’il convient d’améliorer (Partie 2).

Partie 1. Les défis économiques et environnementaux à relever

Il nécessite de distinguer les défis économiques (a) des défis environnementaux (b) pour mieux mesurer leur étendue.

  1. Les défis économiques

La Mauritanie, assiste depuis quelques années à une explosion démographique sans précédent, aux contraintes de la mondialisation, à l’émergence de la production de pétrole.  En effet, en commençant avec l’exploitation pétrolière en 2006, de la production de gaz le pays espérait rejoindre les États à revenu moyen.

En revanche, la crise mondiale conjuguée aux aléas de la production pétrolière a impacté négativement les potentialités économiques du pays.

Pour assurer une meilleure croissance, faire reculer durablement la pauvreté et renforcer la création de l’emploi, les autorités mauritaniennes devront « accélérer et approfondir les réformes macroéconomiques et sectorielles de manière à renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs externes »[2].

En ce sens, le pays sera emmené à surmonter de nombreux défis. Les plus importants économiquement sont en l’occurrence : la création d’emplois, le développement et la mise à niveau des infrastructures, le renforcement de la gouvernance économique et financière, l’amélioration de la sécurité alimentaire.

▪ Relativement à la création de l’emploi, qui est un pilier pour lutter contre la pauvreté, est tributaire à son tour à des défis comme : « la non-prise en compte de la dimension « création d’emplois » dans la programmation budgétaire des dépenses publiques, la faiblesse de l’aptitude professionnelle des demandeurs d’emploi en vue d’améliorer leur employabilité; le manque de partenariat avec le secteur privé, les insuffisances de l’environnement global de l’emploi, notamment en ce qui concerne le cadre juridique et les mécanismes de financement appropriés, la persistance de mentalités rétrogrades et les insuffisances en termes de capacité de coordination, de pilotage, de programmation et de suivie-évaluation au niveau du secteur »[3].

▪ S’agissant, du développement et la mise à niveau des infrastructures, il convient d’admettre que « le développement des infrastructures dont l’insuffisance constitue une entrave au développement de l’activité économique et particulièrement à l’investissement, et par conséquent une contrainte majeure à la croissance économique, est une des pierres angulaires du programme du gouvernement. La faiblesse des services des infrastructures (transport, eau et assainissement, télécommunication, énergie, etc.) accroît les coûts des facteurs limitant ainsi la compétitivité de l’économie. Le réseau routier intérieur est rudimentaire et ne permet pas la liaison entre les zones de production et celles de consommation. L’offre d’électricité est de faible qualité avec des délestages et des coupures intempestives, et en deçà de la demande qui est en constante augmentation. Cela se traduit par des prix élevés qui en limitent l’accès, affectant ainsi la compétitivité de plusieurs secteurs d’activités économiques tels que l’industrie »[4].

▪ Pour ce qui concerne, le renforcement de la gouvernance économique et financière, il s’agit, d’appréhender que « l’amélioration de la gouvernance économique et financière constitue un impératif pour le gouvernement en vue de créer les conditions d’une croissance accélérée, diversifiée et durable, et un cadre propice à l’exercice de l’activité économique »[5].

Certes, le gouvernement a investi beaucoup d’efforts en la matière, mais il doit davantage se focaliser sur : « l’approfondissement des réformes visant à moderniser la gestion des finances publiques et à promouvoir une gestion efficace des ressources publiques (consolidation budgétaire, modernisation et simplification du système fiscale, etc.)…; la poursuite des efforts visant à améliorer le fonctionnement de la justice (formation et renforcement de l’indépendance des magistrats, revalorisation de leur statut, simplification des procédures, etc.); l’amélioration du cadre légal et règlementaire des affaires (…, simplification et allègement de fiscalité des entreprises, etc.); la mise en œuvre d’une nouvelle série de réformes dans le secteur financier (promotion de la concurrence, renforcement des mécanismes de contrôle…) »[6].

Avant de finir sur la question des défis économiques, il est important d’attirer l’attention sur la priorité que doive accorder la Mauritanie, à la promotion de la sécurité alimentaire.

 

  1. a) Des défis économiques (suite)

▪ En effet, sous l’effet de plusieurs facteurs, l’insécurité alimentaire est devenue un phénomène majeur dans le pays. Ce faisant, est causé par « la sécheresse,…, les inondations récurrentes et la flambée des prix des denrées alimentaires. La production moyenne annuelle de céréales au cours des dix dernières années se situe à environ 160 000 tonnes (50% pour le riz et 43% pour le mil/sorgho soit à peine 30% des besoins. Les enquêtes sur la sécurité alimentaire des ménages en Mauritanie (ESAM), faites en mai 2009, montrent que près d’un demi-million de personnes vivent en situation d’insécurité alimentaire en milieu rural, contre un peu plus de 30 000 en milieu périurbain. L’enquête nutritionnelle, réalisée en mars 2008, avec l’appui de l’UNICEF, sur des enfants de 6 mois à 5 ans, donne un taux de malnutrition aiguë de 12%. Certaines régions (Sud-est, Centre et du fleuve) enregistrent des taux de malnutrition proche de 15%, dépasse de loin le seuil critique de 10% de l’OMS »[7].

▪ Ajouter à cela, les avatars démographiques dans le pays accentués par le fait que « la population mauritanienne augmente rapidement, se sédentarise de plus en plus et préfère les zones urbaines à celles rurales. Les nomades ne comptent plus… que 4% de la population totale et plus de 50% de celle-ci vit dans les villes (un sur quatre à Nouakchott) »[8].

▪ En plus, le défi de la mondialisation qui n’est pas sans conséquence sur l’économie du pays, qui est devenu membre d’organisations multilatérales (OMC) et régionales à l’instar de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) etc.

Ainsi, nous avons remarqué « depuis le début des années 1990, la Mauritanie s’est fortement engagée dans des réformes de libéralisation aussi bien au niveau national qu’international, en réduisant le contrôle sur les prix des produits et en levant les obstacles au commerce international. Ces politiques ont été suivies par une plus grande libéralisation des changes et par des réformes fiscale, douanière et judiciaire en vue de créer un environnement propice aux investissements étrangers et à une plus grande intégration du pays dans l’économie mondiale »[9].

Par contre, il s’est avéré que ce libéralisme comporte des risques pour la Mauritanie en particulier et les pays en voie de développement en général. Ces risques se résument à travers la « détérioration de la rémunération relative des activités rurales induites par la libéralisation. Cette évolution amplifie le phénomène migratoire, créant un surcroît de mains d’œuvre non absorbé par les secteurs modernes, provoquant ainsi des tensions sociales qui se traduisent en chômage, travail informel, migration internationale. … Le résultat étant un écart croissant entre les zones rurales et urbaines, l’appauvrissement relatif des populations rurales vivant de l’agriculture et de l’élevage ainsi que l’accroissement de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle »[10].

Après avoir, fait un inventaire de l’ensemble ou du moins des grands défis économiques et faiblesses auxquelles le pays fait face, il convient à présent de voir ce qu’il en est de ceux environnementaux.

  1. Les défis environnementaux

Compte tenu de l’ampleur des enjeux et l’étendue des problèmes environnementaux, la Mauritanie, a décidé d’agir et tenter de limiter les dommages. De la sorte, elle a ratifié la quasi-totalité des conventions internationales, adopté un code de l’environnement, repris les OMD dans son Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté. La mise sur pied d’une SNDD (Stratégie Nationale du Développement Durable) calée sur l’horizon 2015 intégrant dans les politiques publiques les différents principes visant la durabilité de l’environnement.

L’adoption en 2006, d’un PANE (Plan d’Action Nationale pour l’Environnement) secondé par un Plan de lutte contre la désertification et la promulgation d’un Code forestier en 2007, le renforcement du décret de 2004 qui rend obligatoire la réalisation préalable d’études d’impact environnemental (EIE).

Toutefois, il ne faut pas se perdre de vue, que la politique environnementale mauritanienne est encore en gestation et les actions menées sont confrontées à certaines limites. Ainsi, beaucoup de défis restent à relever dans ce domaine pour asseoir un développement durable.

Les constats font que malgré les efforts entretenus, « les émissions de C02 par tête d’habitants qui ont enregistré une faible régression entre 1996 et 2004 représentaient encore, en 2004, le double de celles du Sénégal et près des 2/3 de celles du Maroc »[11].

À noter également, que le fléau du réchauffement climatique mondial provoque, « depuis près de quatre décennies, une dégradation des ressources naturelles en Mauritanie. Cette dégradation, accentuée par les modes d’exploitations inadéquates des ressources, a provoqué un grave déséquilibre entre l’homme et son milieu par la détérioration des systèmes productifs agro-sylvo-pastoraux et la paupérisation des populations rurales »[12].

À retenir, que cela concerne des ressources en sol, des ressources en biodiversité ou en eau, la perte des ressources naturelles dans le pays est particulièrement alarmante.

Selon une étude sur l’effet des changements climatiques, la « Mauritanie a noté une baisse généralisée allant de 30 à 40%, sur la période 1960-2007. La diminution de la pluviométrie a entraîné une augmentation du taux de ruissellement de l’ordre de 45 à 50% au détriment de l’infiltration, provoquant ainsi une baisse considérable du niveau des nappes phréatiques. Ce phénomène, couplé à la dégradation du couvert végétal, renforce l’érosion hydrique et éolienne des sols »[13].

Outre ces écueils liés à la déforestation et la désertification, d’autres obstacles au développement durable du pays s’imposent.

C’est, notamment : « la prise de conscience tardive, chez les décideurs politiques, de l’ampleur des enjeux environnementaux et du lien étroit qu’ils ont avec le développement du pays; la dilution des responsabilités en matière de politique environnementale entre plusieurs institutions publiques et la faiblesse des mécanismes de coordination entre ces institutions et ceci dans un contexte marqué par l’insuffisance des ressources humaines, la faiblesse des moyens matériels, humains et de suivi la forte poussée de la démographie et de l’urbanisation,…»[14].

Depuis 2006, la production du pétrole fait craindre de nouveaux risques à l’instar de « la pollution des fonds marins et la soustraction de superficies non négligeables à la pêche ».

À la lumière de ces problématiques que nous venons d’énumérer, elles s’ont avérées qu’elles font figure parmi les déshydrata que s’était fixé le pays à l’horizon 2015. C’est le cas, par exemple de « l’objectif d’intégration des principes du développement et d’inversion de la tendance à la perte des ressources naturelles »[15].

Par ailleurs, loin de savoir si la détérioration des ressources naturelles va s’inverser ou stopper, il est nécessaire de se pencher activement sur les défis majeurs à surmonter dans le futur : « l’avancée fulgurante du désert, les données disponibles montrent qu’entre 1974 et 2004, 150 000 km2, soit 15% du territoire national, se sont transformés en zones désertiques; la détérioration des ressources halieutiques et du milieu marin; destruction de la biodiversité (déforestation, détérioration des zones humides et des parcs naturels); l’absence d’un schéma de planification et d’aménagement du territoire (plan de secteur, schéma de structure, plan communal d’aménagement) et l’occupation anarchique des espaces; l’urbanisation accélérée et anarchique et la quasi-inexistence de systèmes collectifs fiables d’assainissement et de traitement des ordures et déchets ménagers; le caractère inachevé du dispositif juridique sur le développement durable et l’environnement; la faible participation de la société civile à la formulation et à la mise en œuvre des politiques publiques en matière de développement durable et d’environnement; etc. »[16].

À bien y regarder, les défis économiques et environnementaux sont immenses, mais il faut également ajouter à ceux-ci, les défis sociaux auxquels le pays est censé affronter pour réduire les inégalités, le chômage et la pauvreté afin d’assurer un développement stable et durable.

 

Partie II. L’amélioration des obstacles sociaux

En Mauritanie, les contraintes sociales sont principalement axées sur l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable et au logement pour les plus démunis.

C’est bien vrai, qu’on a pu dénoter de progrès acceptables sur le plan éducatif. La preuve en est que « le taux net de scolarisation dans le primaire a atteint plus de 73% en 2009. Au niveau de la scolarisation, la Mauritanie a réussi à réduire, puis à inverser l’écart entre les garçons et les filles. Le taux brut de scolarisation (TBS) des filles au niveau de l’enseignement fondamental dépasse celui des garçons. Dans ce domaine le rapport filles/garçons, au niveau du primaire, est passé de 0,72 en 2000 à 1,02 en 2010 »[17].

Mais au contraire, cela n’implique pas une réussite totale dans ce domaine car il reste, de nombreux défis à surmonter : « la faiblesse du taux de rétention dans l’enseignement fondamental; l’insuffisance du TBS dans l’enseignement secondaire; l’insuffisante efficacité interne et externe du système d’enseignement supérieur, la faiblesse de la parité garçons/filles, le niveau réduit des filières techniques, l’inexistence de la recherche et la non-implication effective du secteur privé; le niveau élevé d’analphabétisme notamment dans les zones rurales et chez les femmes; etc. »[18].

Dans le secteur de la santé, la situation est beaucoup plus critique, puisque la quasi-totalité de la population n’a pas accès à une couverture médicale, la médiocrité de la qualité des services et l’insuffisance des dépenses allouées à la santé. Ces écueils corrélés avec l’insuffisance des ressources humaines dans le secteur, favorisent ainsi, la propagation dans le pays des fléaux comme la malnutrition et la mortalité infantile.

Pour confirmer cela, « en 2008, le taux de mortalité infantile, estimé 77 pour mille, pour un objectif de 45 en 2015 et la mortalité maternelle se situait à près de 686 décès pour 100 000 naissances vivantes pour un niveau cible de 232 en 2015 »[19].

En ce qui concerne l’accès à l’eau potable, cette dernière représente une grande entrave face aux initiatives tendant à lutter contre la pauvreté du fait de son insuffisance.

Les ressources en eau sont très peu disponibles, la mauvaise gestion de la demande d’infrastructures qui est en constante augmentation avec l’urbanisation désordonnée. Ainsi, les défis en la matière doivent prendre en considération : « au faible taux d’accès, à la méconnaissance des ressources en eau, à l’insuffisante valorisation des eaux de surface, à la quasi-inexistence de l’assainissement, à la faiblesse du partenariat public-privé et aux capacités limitées des intervenants du secteur »[20].

Pour ce qui est du défi de l’habitat social, des projets ont été réalisés via un programme dénommé «Twize» en vue de faciliter l’accès au logement dans les grandes villes comme Nouakchott et Nouadhibou qui concentrent un grand nombre de la population du pays. De la sorte, il ressort qu’« après dix ans d’intervention, une étude d’impact a été conduite en 2008 avec l’objectif de mesurer les retombées du programme dans ses composantes « habitat » et « microcrédit ». Il ressort de cette étude que le programme Twize a fortement influencé la fabrique urbaine en Mauritanie. Il a radicalement transformé la physionomie de certains quartiers où l’habitat précaire a disparu au profit de l’habitat en dur. Le programme a également permis à une partie de la population marginale d’améliorer ses conditions de vie »[21].

Malgré ce programme qui reste un modèle en termes d’habitat social, la majorité de la population n’a pas encore malheureusement accès à des logements décents. Ce qui signifie, qu’en la matière des efforts doivent aussi être menés dans le futur pour inverser ce défi majeur qui est un facteur de développement

Conclusion

En définitive, nous comprenons que ces mesures comportent de multiples facettes et les objectifs à atteindre restent autant qu’immenses qu’importants pour que la Mauritanie, aspire à un développement durable.

Des handicaps en matière de ressources humaines, de formation et de sensibilisation de la population accusent le retard du pays dans la gestion efficace de l’environnement.

En effet, quand la population n’est pas suffisamment informée des difficultés liées à son environnement, ne peut pas pour autant le protéger de façon rationnelle.

S’y ajoutent, les problèmes d’éclairage des politiques de gestion des ressources naturelles aux niveaux national et sous-régional, d’instruments de suivi, et d’observation appropriée par les acteurs de l’environnement et du développement.

La justice en état embryonnaire n’offre pas de services avantageux pour pousser les citoyens à ester en justice sur les litiges liés à l’environnement. En effet, si un certain nombre de préalables ne sont pas respectés, le droit de l’environnement ne peut pas se réaliser convenablement.

Ce qui fait hélas, qu’en Afrique en général, et en Mauritanie en particulier les droits des procédures ne sont pas toujours pris au sérieux et sont souvent bafoués.

La réalisation du droit à l’environnement connaît du retards en Mauritanie, puisque la lutte contre de nombreux risques et difficultés environnementales reste pénible aussi bien sur le plan de l’implémentation des objectifs du développement durable ; que de l’information, de la participation et de l’accès du citoyen au juge.

L’ensemble de ces défis sus élucidés entre autres, nous témoigne en fin de compte, un intérêt pratique en ce sens qu’il nous indique que pour instaurer un développement qui va s’inscrire dans la durée, le pays doit vigoureusement tacher à les relever.

 

KONTE Abou

Doctorant en droit public, à l’Université de Perpignan Via Domitia

[1] MDEDD a été crée par le Décret n° 190-2008/PM.

[2] LOBE NDOUMBE I., DIARRA M., (dir.), « Mauritanie : Document de Stratégie Pays Axe sur les Résultats » (DSPAR) 2001-2015, Rapport, Août 2010, p. 9.

[3] CAMARA A., MAR GADIO C., CAMARA A., MAR GADIO C., Rapport national sur le développement durable, (MDEDD), 2012,  p. 26.

[4] LOBE NDOUMBE I., DIARRA M., (dir.), « Mauritanie : Document de Stratégie… », op. cit., p. 10.

[5] Id. Ibid.

[6] Idem.

[7] Idem.

[8] GANDEGA Sylli, « État des lieux et perspectives du secteur agricole et rural en Mauritanie », Rapport final du Ministère du développement rural (MDR), avril 2007, p. 3.

[9] Ibid., p.5.

[10] Ibid., p 6.

[11] CAMARA A., MAR GADIO C., op. cit., p. 29.

[12] LOBE NDOUMBE I., DIARRA M., (dir.), op. cit., p.11.

[13] Ibid., p. 11-12.

[14] CAMARA A., MAR GADIO C., « Rapport national sur le déve… », op. cit., p. 29.

[15] Id. Ibid.

[16] Id. Ibid.

[17] LOBE NDOUMBE I., DIARRA M., (dir.), op. cit., p. 7.

[18] CAMARA A., MAR GADIO C., op. cit., p. 28.

[19] LOBE NDOUMBE I., DIARRA M., (dir.), op. cit., p. 7.

[20] CAMARA A., MAR GADIO C., op. cit., p. 28.

[21] CHOPLIN, ARMELLE, « Répondre au défi de l’habitat social dans les villes du Sud : l’exemple du programme Twize en Mauritanie », Nogent-sur-Marne, Gret, 2009, p. 1.