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La Mauritanie et sa jeunesse : L’Orgueil d’une pensée artificieuse

sans-titreRacisme, esclavagisme, discrimination, inégalité, injustice, une sémantique chargée de haine venant d’une jeunesse devant être au premier rang envie d’une réconciliation. Oui la Mauritanie se doit de se réconcilier avec sa jeunesse, sa jeunesse avec son vocabulaire, une jeunesse perdue entre exil et asile rayonnant dans le monde, des ambassadeurs de cette misère, une diplomatie à queue-de-cheval. L’État vend nos matières premières à des prix exorbitants, une partie de la jeunesse fait la promotion de nos problèmes, à quel prix… (gratuit).

La question des finalités se pose, sans une définition claire et simple de nos finalités, nos soi-disant « combats » n’ont nuls d’utilité si ce n’est de monter une partie de la population contre une autre, une couleur contre une autre, au profit des multinationales qui profitent de ses divisions pour gaspiller nos matières premières. Un “diviser pour mieux régner”, classique comme méthode mais du moment que cela marche. Pendant ce temps une partie de la jeunesse dite consciente choisit le camp le plus simple celui de la victimisation. Tenant l’autre comme responsable de nos problèmes quand on n’est pas capable d’intégrer notre propre personne dans le problème et de trouver une solution collective.

Une partie de la jeunesse est dans la critique simple, une autre dans l’inaction et la recherche d’une réussite personnelle, heureusement qu’une dernière partie celle-là qu’on n’attend pas et on ne voit pas trop. Certainement parce qu’elle concentre plus son temps à faire qu’à déballer…est en train de travailler pour son pays, d’entreprendre des actions envie d’améliorer la condition de vie des Mauritaniens au quotidien par des actions concrètes sur le terrain. Elle n’est évidemment pas médiatisée pour le simple fait que ce n’est pas l’image que veulent promouvoir ceux-là qui visent notre sous-sol. Ils acclimatent des problèmes qu’eux-mêmes avec tous les droits humains qu’ils réclament n’ont pas pu régler chez eux, au sein de nos sociétés.

Quand tout le monde croit avoir raison le fameux “ j’ai pas peur de dire la vérité “ prend une fausse route, mâtine des points de vue différents “ des vérités “. La vérité ne pourra être absolue. Plutôt que proclamer des vérités interprétables de mille manières selon les convenances de chacun, je préfère nous inviter mutuellement à nous unir pour servie et promouvoir des valeurs simples telles que la bienveillance a l’égard de ceux qui nous entourent, une vie sobre pour que d’autres puissent vivre, la compassion, la solidarité, le respect et le sauvegarde de la vie sous toutes ses formes.

Dès lors que le noir lutte pour les noirs, le blanc pour les blancs, qui défendront la cause des Mauritaniens. Car le Mauritanien est une mixtion par essence il peut être ni ébène, ni blanc, il est avant tout une personne, neutre de couleur, il est africain. J’ai vécu au milieu de cette société étant jeune, cette vrai Mauritanie qui ne passe pas son temps à creuser les différences. Il ne s’agit pas de reconnaître des choses qui existent mais plutôt de saluer les efforts des différentes composantes (essentiellement des femmes et des jeunes) qui tentent par tous les moyens de vivre dans une société fragmentée par des personnes extérieures. Notre rôle de citoyen responsable doit prendre le dessus nous obligeant à se soutenir.

Les grands changements sociaux pour ne pas dire révolutions, ont été pour la plupart engendrée par une jeunesse responsable consciente de son rôle à jouer, un rôle décisif. Elle passe parfois par des manifestations qui est la plus ordinaire des formes de révolution immanente mais elle évolue de nos jours vers un engagement citoyen participatif (ECP) qui est la plus digne des révolutions, elle forme les jeunes, développe leur esprit critique, créer de l’organisation, les responsabilise quant aux problèmes sociétaux. Ils deviennent soudain des acteurs impliqués et non des spectateurs inaptes. L’émergence d’un nouveau citoyen celui-là qui s’engage pour la réussite d’un projet de société. Celui-là qui n’attend pas le politicien pour opérer, mais de par des actions qu’elle entreprend rappelle ce dernier qu’il doit s’allier avec la société civile, car ceux qui ont voté pour son accession à ce poste, attendent de lui de véritables actions.

Que chacun garde ses convictions, ses opinions, ses amis, son point de vue. On se concerte, ne soyons pas ennemis de nos élus se sont des citoyens comme nous, il n’y a pas de conflit de rôle. Qu’on le veuille ou non ils sont nos responsables politiques et les décisions qu’ils prennent nous affecteront tôt ou tard. La nation c’est ce qui nous lie tous, quiconque n’est plus Mauritanien qu’un autre, et nul ne doit attendre qu’on lui donne une place chez lui, sauf s’il s’y sent étranger. Il n’existe pas une autre Mauritanie ceci dit on ne peut pas changer de Mauritanie alors changeons ensemble le citoyen mauritanien.

Cette jeunesse qui entretient la tension, les colères, les mécontentements, les injures ne sont pas de nos solutions, ils sont adeptes de la cyber naïveté, ils ont trop cru aux pouvoirs maléfiques du clavier critique. Cette jeunesse qui a envie d’avoir raison coûte que coûte ne fait pas partie de nos solutions. Elles n’ont provoqué que des exilés, une génération qui a cru pouvoir trouver la solution ailleurs (en se réfugiant). L’a-t-elle trouvé ? La réponse à toute d’injustice est dans le dialogue et la partage d’opinion.

De tous les problèmes de la Mauritanie chaque Mauritanien se doit d’en faire son problème personnel. Réunir nos forces pour trouver des solutions communes dans le collectif. Malheureusement rien ne changera par la force des mots sauf si ces derniers se marient avec des actions concrètes de sensibilisation et de participation. 

 SALL Abdoulaye    

Etudiant chercheur à l’université de Rennes 2      

Libre penseur                                                                                                                         

                                                                                                                     

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  1. Un bon diagnostic de nos maux en tant que mauritaniens mérite d’être salué. Je partage entièrement à vous toi cette analyse même ci elle est partielle et partiale. En te lisant chér ami de valeur, j’ai le sentiment que ton analyse est plus cantonnée sur la culpabilité de la jeunesse face à sa responsabilité que plutôt dans l’invitation vers une prise de conscience sur les responsabilité qui sont les nôtres. Néanmoins je suis d’avis avec cette analyse même- ci elle reste justice.

  2. Formidable!pour devenir digne de notre époque,apprenons à nous adapter à la marche de cette dernière(‘époque) et non de s’opposer,!autrement dit,toute lutte et action seraient filles de leur époque,Nous continuons à faire partie,de ceux qui défendent la conception selon laquelle,la Jeunesse n’est plus droits/devoirs,elle devient de plus en plus une Qualité,donc inscrite dans la communauté de citoyens engagés dans la responsabilité territoriale(quartier,commune,département…) nationale(pays)et continental!Aussi et surtout,ce qui ferait la beauté ,le charme,la particularité…d’un pays comme le notre ;Mauritanie,ce n’est point son sous-sol,ses collines, dattiers ,c’est à dire,son paysage, pour emprunter le vocabulaire de géographes,effectivement,ce serait d’abord et avant tout ,ses ressources humaines,son patrimoine,son histoire.,sa position géographique..!Toutefois,peut-on continuer de réclamer simplement une Jeunesse Mauritanienne,ou plutôt Jeunesse de Mauritanie?

  3. J’ai lis ton article en entier frère, il est bon sur le fond et la forme, il y a plein d’idées et initiatives comme, il y a des contradictions. A mon avis, chère amie tu te trompes un peu en accusant la jeunesse et épargnant les politiciens. Car la jeunesse Mauritanienne n’est pas responsable des problèmes que tu parles à l’introduction de ton article et ce n’est pas elle qui est élue pour diriger ce peuple. Bien au contraire, elle contribue à l’élection de ses dirigeants. En effet, cette jeunesse avec le manque de moyens ne fait que dénoncer les maladies de ce pays. Le problème de la Mauritanie ce n’est pas le manque initiatif de sa jeunesse. C’est bien évidemment un problème de système que l’opposition et les partis politiques mauritaniens n’arrivent pas à changer. Bref, pour soigner une maladie, il faut d’abord connaître les symptômes. Donc, pour avoir une bonne construction, il faut une bonne base et fondement. Denoncer ou critiquer, ne veulent pas dire être contre ou victime, le pire est se taire ou être spectateur du mal.

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