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Mauritanie : Immixtion dans les coulisses d’une élection dont les dés sont déjà bipés à l’avance

Partout en Afrique, notamment dans les pays appartenant au pré-carré français, c’est-à-dire les pays qui étaient sous la tutelle de la France, les élections ne se déroulent pas sans qu’il y ait l’ingérence de la France. C’est pourquoi à l’approcheunanime des élections on voit beaucoup de candidats venir en France pour chercher le soutient et la bénédiction des chefs d’État français. Cette recherche du soutien du grand père français est appelée dans le jargon politique l’adoubement.

Cet adoubement se fait généralement dans les couloirs loin du regards des médias souvent avec la présence des hémisphères des pays africains et certains groupes politico-affairistes travaillant pour le compte des industriels français basés en Afrique tels que Total, Bouygues, Bolloré. Le dernier adoubement en date de Mars 2016 lors des élections présidentielle béninoise, la France a adoubé l’ancien banquier Lionel Zinsou. Parce que ces dernier a longtemps été l’homme des français. En Mauritanie, c’est exactement le même scénario qui s’est passé lors de la visiter de Macron à Nouakchott en début Juillet 2019. Cette visite fut la deuxième d’un chef d’État français. Jacques Chirac en septembre 1997, avait visité la Mauritanie, mais sa visiter était pour le gouvernement de taya un non évènement puisqu’à l’époque de Ould Taya les relations entre la France et le cercle militaro-affairiste frisent le niveau 0. C’est avec l’avènement de Macron que la Mauritanie commence à attirer les convoitises. Elle est venue la trois le quatrième pays de destination touristiques des français. Marcron accueilli à grande pompe à Nouakchott par le cercle militaro-affairiste, n’a pas manqué de faire l’éloge du président Ould Abdel Aziz ; qu’il qualifie de partenaire incontournable pour la paix dans le monde.  

L’agenda caché de la France en Mauritanie : Un adoubement d’un candidat fait dans les coulisses.

Lors de sa visiter en Mauritanie Emmanuel Macron accompagné avec une délégation composée de son ministre des affaires étrangère Jean Yves le Drian, Florence Parly de l’armé ainsi du PDG de l’agence française du développement Rémy Riou, n’a pas donné des allocutions. Il a préféré s’entretenir discrètement avec le Président Ould Abdel Aziz en tête à tête dans leur voiture stationnée dans l’entrée du palais de congrès mauritanien. Les deux hommes avaient échangé longuement sur les questions de sécurité du sahel, et c’est en ce moment précis que la France par la voie de son président a adoubé le Général Rhazouinie. Il a été décidé de confier la surveillance des élections à l’UE (Union Africaine).Cette organisation d’État africaine créée en Juillet 2002 à Durban en Afrique du Sud est financée par le fond de l’union européenne est à la base une institution dévouée. Dévouée par ce qu’elle n’est qu’un caillement qui agit suivant les intérêts des français. Souvent elle protège les chefs d’État africains qui acceptent de courber l’échine devant les grandes puissances, la France en premier et aussi devant les multinationales français qui pillent l’Afrique. Elle denonce inlassablement ceux qui se montrer indocile et réfracteur au dikat des français. Le cas du colonel Kadhafi en est un exemple patent.  Cette institution a des objectifs parmi lesquels la promotion et la défense des intérêts africains. Mais en dépit de sa création, l’union africaine s’est vue vite personnifiée par les différentes chefs d’États africains qui ont eu dans le passé à assurer la présidence. 

 

Le G5 Sahel comme instrument pour adouber un général vomis par son peuple.

À l’initiative des cinq chefs d’États de la sous-région sahélienne en l’occurrence le Mali, le Burkina-Faso, le Tchad, le Niger et la Mauritanie et sous l’impulsion de la France quele G 5 Sahel a été créé le 16 Février 2014 par le Tchad de Idriss Deby, le Mali de IBK (Ibrahim Boubacar Keita) le Burkina-Faso de Koboré, le Niger de Oussoufou et enfin la Mauritanie de Ould Abdel Aziz. Cet organisme a pour vocation de lutter contre le terrorisme d’une part par le biais de la création de la main-d’œuvre pour faire travailler les jeunes première cible de recrutement des groupe djihadistes dans la zone, et d’autre part mettre en place une contingent de l’armée militaire pour endiguer le phénomène du terrorisme dans le sahel et stopper la montée des groupes terroristes vers le nord. La création de cet organisme militaire dont le bureau est basé à Nouakchott a été pour ces chefs d’États et particulièrement Ould Abdel Aziz une sorte de bouffé d’oxygène pour son régime.  

À l’époque épinglée sur beaucoup de dossiers judiciaires, notamment les accords de non agressions conclus avec la nébuleuse secte des djihadistes d’Aqmi et les financements occultes d’une valeur de 20 million de dollar versé chaque année pour le compte des hommes d’Aqmi. Souvenez-vous qu’à l’époque en 2010, ces révélations provenant d’une agence de presse américaine sur la base d’un document retrouvé au Pakistan dans les décombres et les champs de ruine avaient fait couler beaucoup d’encre et de salives. Elles avaient entrainées des soubresauts au sein du clan des militaro-affairistes dont Ould Abdel Aziz en est aujourd’hui l’architecte. Quelque années après grâce à la création du G5sahel, que Ould Abdel Aziz a reçu à redorer son blason etavancer les pions de son manitou le général Ould Rhazouani. Et ainsi la France accepta de monnayer son soutien à Rhazouani pour obtenir une sécurisation sûre du sahel par les militaires. Rappelez-vous lors de sa visiter, le président Macron a réitéré son attachement à Ould Abdel Aziz, en affirmant que ces dernier est un partenaire incontournable dans la matière de lutte contre le terrorisme. L’utilisation du terme partenaire incontournable pour qualifier son homologue Ould Abdel Aziz, suffisait pour comprendre le soutien indéfectible de la France aux militaires.

Une Commission électorale indépendante sous le dictat du clan militaro-affairiste mauritanien.

La Ceni, cet organe chargé de l’organisation des élections libres et transparentes en Mauritanie est une institution composée d’hommes proche du cercle militaro-affairiste. La désignation de membres de cet organe reposait sur l’expérience politique et les affinités avec le pouvoir en place.Mohammed Vall Ould Bellal président de cet organe a été ministère des affaires étrangère de l’ex-président Ely Ould Vall de 2003 à 2005, puis ambassadeur de Dakar et Doha de 2007 à 2011. Ce choix de cet homme longtemps au service des militaires n’était pas fortuit. D’aucun disait que homme est beaucoup apprécié par les militaires. Considéré par ces derniers comme une personne de confiance et un homme rusé,discret et courtois, Ould Bellal a reçu à être l’homme de confiance des militaire.

C’est pourquoi, dès sa nomination au poste de président de la Ceni, vite son honnêteté et son impartialité est remise en cause par une partie de l’opposition. Il a utilisé son sens de la ruse pour amadouer la conscience des opposants en instaurant le système de parrainage pour d’une part faire preuve de sa bonne volonté de bien veiller au déroulement des élections et d’autre part empêcher des candidatures spéculatives.

Les signes à l’avant-coureur d’une mascarade électorale : achat des consciences et bourrages des urnes

Au lendemain de l’annonce de sa candidature le Général Rhazouinie accompagné par son cercle d’ami décida de scionner la vallée à la conquête des électeurs. À peine arriver dans la vallée, Rhazouinie est tombé du pinacle, vomi par un peuple meurtri par des politiques d’exclusion incarnées par le régime militaire mauritanien. Cette tournée pré-électorale était pour le candidat Rhazouinie une sorte de ballon d’essai de la stratégie politique à adopter pour maximiser son électorat dans la vallée. Les populations de la vallée étant déterminées à découdre avec les militaires, n’ont pas manqué de démontrer leur hostilité au régime militaire en générale et en la personne de Rhazouinie en particulier.

Cette hostilité s’est manifestée partout dans la vallée par le jet de pierre sur le cortège du candidat. Une fois revenu dans la capitale, le candidat a compris que le terrain est miné et que ses chances de gagner dans cette vallée sont maigre. Ce qui explique, l’absence des politicards et des manitous du système sur le terrain lors de la campagne présidentielle. Ces marchands de la dignité des populations ont inventé plusieurs stratégies politiques pour donner des miettes aux populations de la vallée en échange de leur voix, mais vite leur stratégies c’est heurtée au sentiment d’hostilité que le peuple éprouve à leur égard. Résultats, ils ont tous étaient rejetés par le peuple et leur candidat laminé dans toute la vallée.

Pour se rattraper, eux et leur candidat ont décidé d’utiliser les mêmes méthodes, c’est-à-dire la politique d’achat de conscience dans d’autre ville. Ils ont reçu à acheter la conscience des électeurs du nord, plus de 1500 cartes d’identités ont été achetées par les militaires. 

Ils ont également appliqué la méthode du bourrage des urnes qu’ils ont l’habitude d’utiliser pour rattraper l’électorat perdu dans la vallée. Ces pratiques d’achat de conscience et de bourrage ont émaillées la journée du vote dans le nord. Ces pratiques ne datent pas d’aujourd’hui, elles sont devenues une monnaie courante dans chaque élection en Mauritanie. Dans chaque élection le système développe des stratégies nouvelles afin d’accroitre son électorat. Les procès-verbaux établis parla Ceni et sous l’accord des différents représentants des partis d’opposition ont montré de façon significative, l’existence des fraudes dans certains bureaux de vote situé dans le nord du pays. 

 

 Cheikh Wane Almamy

 

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