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Elections présidentielles en Mauritanie : le parti au pouvoir doute

La date fatidique du 22 juin approche inexorablement et, avec elle, l’inquiétude grandissante du parti au pouvoir, L’UPR, qui, selon, la constatation qui est faite par les opposants d’empêcher des mauritaniens de plusieurs pays de la diaspora de voter, dont des pays africains et européens qui, par le passé, étaient des lieux de votes connus. Comment expliquer cette restriction de votes dans certains pays et l’accepter dans d’autres ? Le candidat du parti « vivre ensemble », Kane Hamidou Baba, dans un entretien avec le journal mauritanien, mauriweb, reformulait la question de cette manière : « Mais pourquoi la CENI organise des élections en Gambie et non au Sénégal, en Guinée Bissau et non au Mali. Pourquoi au Koweït et non au Maroc ? Il y a un parti pris dont seule la CENI détient le secret ». Une accusation qui semble beaucoup plus grave qu’il n’y paraît, parce que la question sous-jacente qui est posée est pourquoi la CENI qui est censée être au service de tous les Mauritaniens, donc de tous les partis et du peuple mauritanien, roule pour le parti au pouvoir. Un secret de Polichinelle dans un pays où les moyens de l’Etat sont mis au service du parti au pouvoir sans le moindre scrupule.

 

Ce même son de cloche retentit aux oreilles des militants des droits de l’Homme de la diaspora qui s’inquiètent que la CENI ait pu organiser à Paris, les élections des ressortissants mauritaniens de L’Espagne, de L’Allemagne, de la Belgique. Ce qui est vraiment inquiétant quand on sait le désordre ambiant qui règne à l’ambassade mauritanienne et ses alentours. De nombreux voisins se sont plaints des désagréments qu’elle faisait subir à ses citoyens, notamment noirs qui n’avaient pas droit aux règles de bases du respect. Dans la plupart des cas, ils restent dehors, gênant le passage piéton et n’ont pas le droit d’entrer dans l’enceinte de l’ambassade. C’est ainsi que, dans un article paru sur le site ocvidh.org, l’auteur posait le casse-tête en ces termes : «Comment nos autorités ne peuvent-elles pas tenir compte de la quiétude des riverains et de permettre le confort de ces Mauritaniens qui viendront tous de très loin, de la province, en Espagne , en Belgique, en Allemagne pour se retrouver dans des queues interminables avec les bagarres, sans eaux, sans les sanitaires, sans lieux de prières, sans nourritures et sans même un minimum d’accueil nécessaire après ces longs voyages coûteux pour l’amour de la patrie ? ».

Des questions légitimes qui ont le mérite d’être posées dans un pays où le peuple ne fait plus confiance au parti au pouvoir. Surtout quand on sait le grand amour qui lie Ould Ghazouani, le représentant du parti au pouvoir, et le président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz. Un scénario à la Poutine-Medvedev a même été envisagé par plusieurs observateurs de la scène politique mauritanienne qui voient en Ould Ghazouani, un pion qui servirait de tremplin, pour le rebondissement de Mohamed Ould Abdel Aziz dans les années à venir. Dans sa probable future conquête du pouvoir.

Sidi Mohamed Diagana

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