Attentats de Paris: la compassion des africains fut-elle sélective ?

Attentats de Paris: la compassion des africains fut-elle sélective ?

12336041_1313867868639952_913805007_nLA CONTROVERSE AFRIQUE-FRANCE : Les événements récents de Paris révèlent la pathologie sentimentale du lien conflictuel et complémentaire  entre les Africains et la France,  entre l’amour et le déni de l’amour; entre  l’ex-colonisé et le colonisateur….

Ayant promis de revenir sur la polémique entre les Africains eux-mêmes qui résulte du désaccord sur la nature du soutien des attentats sanglants de Paris, je  partage avec vous mon analyse sur la question.

 Avant tout analysons le profil psychologique des individus, plus précisément africains, suite à leur réaction spontanée après l’attaque terroriste sur Paris. Nous avons affaire à trois types d’individus qui ont comme point commun le soutien de la France, et un autre type d’individus,  décadents et absurdes, qui présentent les symptômes d’un déni de l’amour envers le père adoptif et meurtrier du père originel.

Le premier type est un individu qui se reconnaît de par son engagement à travers l’actualité et les événements qui se produisent un peu partout dans le monde. On le reconnaît à travers ses manifestations sur la toile. Toujours actif et réactif sur les réseaux sociaux dès qu’un événement se produit. Ce type a un profil psychologique bien adapté au monde de la toile, son soutien de la France s’est fait volontairement. Cependant ce dernier est tombé dans la propagande des vagues de soutien en faveur de la France, soutien qui témoigne du déséquilibre dans la  compassion envers les malheurs qui frappent tous les peuples du monde, mais qui trouve sa justification dans les habitudes qui découlent de la situation des malheurs des uns et des autres, selon les contextes et les réalités socio-politico-économiques.

Le deuxième type est celui qui affirme son appartenance au sol français et qui de manière consciente ou inconsciente loue en la France sa grandeur de par sa culture et  ses belles lettres de noblesse. Il porte à la France un grand amour et le crie haut et fort. Le soutien de ce type en vers la France est un soutien réfléchi et assumé malgré le déséquilibre dans le lien de solidarité entre les peuples meurtris. Lui aussi malheureusement va tomber dans la vague émotive qu’a suscitée Facebook en installant le profil de soutien à la France.

Le troisième type est le plus drôle. Lui c’est une victime du charme de Facebook. Sans conviction affirmée et connue, sans engagement particulier, à partir de l’effet médiatique de l’événement, il tombe sous le coup de l’émotion et participe activement du même coup à l’effet de médiatisation de l’affaire. Ainsi on reconnaît ce type d’individus à  son ambivalence et son ambiguïté. En effet lui, il a un peu l’air perdu dans ce jeu d’émotions que nourrit Facebook.  Il ne réagit pas par conviction affirmée et connue de tous, mais juste il saute dès la mise en fonction du profil « bleu blanc rouge » en vue d’exprimer son existence par rapport à quelque chose de nouveau que Facebook a mis en place. Ceux-là auraient réagi de la même manière avec un autre pays dans les mêmes circonstances sur Facebook. Lui c’est un mouton de Panurge qui suit le mouvement de la foule sur la toile, sans réelle conviction, néanmoins je ne remets pas en cause sa compassion et son attachement aux victimes.

Le quatrième type est un « outsider polémiqueur », rempli d’ego, de haine, et en général c’est une coquille vide qui complète son ignorance par de l’arrogance et de l’orgueil. Nourrissant une haine vicieuse à l’endroit de la France à partir des préjugés accumulés de par ses visions péjoratives envers la France. Ce type est celui qui a le plus agacé  lors de ces événements sanglants qui se sont déroulés dans Paris. Ces individus s’arrogeaient le mérite d’être véridiques et honnêtes, car pour eux, soutenir la France par des changements de profil, ou par des postures qui manifestent leur soutien au peuple français relève de l’hypocrisie, vu que souvent des actes plus barbares et sanglants se déroulent tous les jours dans certains pays en conflits identitaires et religieux ; ces actes se produisent dans le monde entier notamment au Moyen Orient et en Afrique, sans déchaîner  de vagues de soutien de cette nature. Cependant oui c’est leur opinion et en tant que des hommes libres dans un espace démocratique, ils ont le droit de faire valoir leurs opinions. D’un autre côté  je leur retourne la rhétorique car ils ne peuvent pas contraindre des hommes libres à compatir là où eux-mêmes veulent que la compassion soit partagée. Les gens ont un libre choix de compatir avec qui ils veulent et pour le peuple qu’ils ont choisi. Les mécontents des vagues de soutien envers la France rétorquent que le soutien se fait à deux poids deux mesures, en ce sens que souvent des actes plus barbares se produisent en Afrique et au Moyen Orient sans que cela ne suscite ces vagues de soutien. Mais je leur retournerai l’argument en montrant du doigt leur hypocrisie car il ne fallait pas attendre que la France soit frappée et que le monde réagisse vivement, pour afficher sur la toile des images macabres et des boucheries qui se déroulent au Proche Orient et en Afrique pour contrecarrer les soutien apportés à la France, comme si on était dans une campagne entre deux camps opposés où l’autre disait que ce qui ce qui se passe par ici est plus barbare et meurtrier que de l’autre côté. C’est répugnant et malsain. Faisant abstraction de toute réflexion, ces jeunes ne cherchent pas à comprendre les raisons de ces vagues de soutien sur la toile qui trouvent leur justification dans la nature des faits.

 En effet il faudrait comprendre que les contextes diffèrent. La guerre arabo-musulmane date depuis l’époque des Khalifa Ar Rashidun entre les chiites et les sunnites. Ils se sont toujours entretués depuis des siècles jusqu’à nos jours, ça continue. C’est eux les premiers à banaliser la mort ; d’ailleurs ils disent : la différence entre nous et les autres  « c’est que nous, nous aimons, la mort, tandis que eux aiment la vie ». Nous sommes habitués depuis nos naissances à leurs massacres fratricides. Et à la longue ça devient un acte banal chez eux et dans le monde. Néanmoins malgré ces massacres depuis des siècles, beaucoup s’indignent et les dénoncent. Tandis que la France a su pacifier sa société depuis la dernière révolution française pour vivre en paix et en harmonie. C’est en ce sens que des actes pareils n’étant pas une pratique courante en France, ils choquent et étonnent tout le monde quand ça se produit. On sait tous que quand un malheur frappe, celui qui n’est pas habitué aux afflictions du mal en souffre plus que celui qui le vit tous les jours que Dieu fait. C’est en cela que les actes qui se produisent sur le sol français choquent plus d’un et créent la terreur et des vagues de soutien. Ceux qui doivent comprendre, comprendront!

Néanmoins je partage l’avis selon lequel les pays occidentaux ont de par leur politique d’ingérence contribué à la création de ces groupes d’inhumains assoiffés de sang. Cependant ils ne sont pas à l’origine de cette haine à l’endroit des Arabes entre eux-mêmes!

Vous dites que la France bombarde la Syrie…Oui parce que Bachar el Assad est un dictateur chiite qui massacre des sunnites appuyé par le régime de Téhéran. Vous dites que la France bombarde la Syrie…….et bien attendez-vous à ce que DAESH prospère ; vous allez regretter le jour de votre naissance, bande de petits dragueurs et frimeurs qui passent tout votre temps à errer dans les boites de nuit! Vous tous qui insultez la France et ses citoyens et qui crevez d’envie de venir remplir les boites de nuit françaises………vous criez qu’ils n’ont qu’à tous crever…bande de décervelés, si DAESH prospère vous serez les premières victimes car si vous êtes des mordus de life, DAESH est une négation de la vie!

Maintenant penchons-nous sur le cas des Africains qui nécessite une analyse profonde puisant ses fondements dans les antiquités classiques africaines !

Apres avoir analysé le profil psychologique des trois types d’individus, essayons de sortir des vagues d’émotion et des différents sensibilités pour analyser avec objectivité la nature des relations France-Afrique. Mais avant il est important de se poser des questions qui sont les suivantes : le soutien énorme envers la France (que déplore une partie des Africains) révèle-t-il une hypocrisie de la part des Africains bleu-blanc-rouge ? Ces gens qui attendent jusqu’à ce qu’il y ait un tel malheur sur le sol français, provoquant une si grande compassion des Africains envers la France, pour dénoncer, en postant sur la toile des photos, les  massacres qui se déroulent en Palestine, en Syrie et ailleurs, ne révèlent- ils pas l’acte de mauvaise foi de ces agitateurs ?  Nous répondrons à ces questions par la suite de notre argumentaire.

Il est important d’abord de souligner la nature des rapports entre la France et les Africains. Pour ce faire, j’aurai  recours à la préhistoire et à l’histoire moderne du type africain, le type kémite par excellence. Un petit résumé  de l’histoire humaine est nécessaire pour comprendre et connaître le type africain aujourd’hui et son rapport avec son bourreau d’autant que celui qui l’a mis à genou en le dépouillant, par la force de ce fait a fini par devenir le père qui le tient en laisse et qui de manière controversée lui prouve son amour…qui est ce père ? On le saura par la suite.

Sachons que dans la préhistoire il n’y avait qu’un seul prototype humain, celui négroïde qui peupla le monde. Les autres phénotypes qu’on appelle aujourd’hui les leucodermes à savoir les blancs sont issus du premier phénotype négroïde qui pour la nécessité de sa survie a entamé sa grande migration qui l’amena dans les zones tempérées ; à cause du changement de climat il s’est vu changer de couleur de peau perdant la pigmentation de sa couleur de peau négroïde. Ce sont les ancêtres des indo-européens : les individus blancs sémites et jafet.

Cette race négroïde a prospéré durant cette époque et a fondé l’une des plus brillantes civilisations : KAMA, MEROE, NUBIE, ET NILOTIQUE à savoir la dynastie des pharaons d’Egypte. Par la suite, ils vont perdre le monopole du pouvoir des arts, des sciences et de l’usage de la parole. La civilisation gréco-latine va reprendre le flambeau. Qui par la suite de leur évolution d’un siècle à un autre vont entrer dans une nouvelle aire de domination du monde. A partir  du XVème siècle ils vont entreprendre une entreprise la plus macabre de l’histoire. Ils vont modifier la Bible pour maudire le peuple noir  en instaurant la malédiction de cham, pour justifier leur projet satanique, à savoir dépouiller le continent noir, d’où la naissance de la traite négrière. Ceci nécessiterait un développement et une analyse détaillés de l’histoire ce que nous ne pouvons faire ici car nous traitons une question d’une autre nature. Néanmoins ce qu’il faut comprendre c’est qu’à partir de l’établissement de ce fait religieux, à savoir la malédiction de cham, la traite négrière naquit, et par la suite vint la mission « civilisatrice » du continent africain : la colonisation. Pour s’y résoudre, il fallut d’abord inverser les rôles, falsifier l’histoire, effacer  tout le passé glorieux de l’homme noir. Faisant du continent noir le continent maudit par Dieu et le contient de l’impensé, un continent sombre. Une jungle à apprivoiser et à dompter. C’est à partir de cet instant que l’abrutissement de l’homme noir a commencé.

La colonisation fut le stade final de l’abrutissement de l’homme noir qui a fini par intérioriser ce comportement et devenir ainsi un aliéné mental. Le peu d’Africains qui ont essayé de se réveiller et de refuser l’ordre établi par l’impérialiste furent assassinés. Des savants comme Cheikh Anta Diop furent boycottés et ignorés. D’ailleurs ce sont leurs propres frères aliénés qui leur mettaient des bâtons dans les roues. C’est dans ces circonstances que le complexe de l’homme noir envers l’homme blanc prendra racine et le phénomène continu à faire des ravages chez le peuple kémite, le peuple noir.

Donc ne nous étonnons pas si l’Africain nourrit toujours ce complexe envers la France et souffre quand le Français souffre, rit quand le Français rit, pleure quand le Français pleure.  Je ne suis pas en train de dire qu’un être humain ne devrait pas imiter un autre, ou qu’un être humain ne devrait pas ressentir de la douleur et de la compassion envers un autre humain, mais pour les Africains nous décelons une sorte de pathologie mentale qui les lie à la France et aux blancs en général.

Cependant nous refusons le ressentiment de la vengeance qui n’est autre qu’un manque de discernement de la part de certains afro-centristes haineux qui sont en train de prêcher la même haine que les arrières grands parents des blancs d’Europe nous ont fait subir. Qu’on le veuille ou non, l’histoire de l’Afrique est scellée avec celle de la France, malgré les rapports mitigés et conflictuels. Le lien ombilical entre la France et l’Afrique a pris racine depuis le jour où le négrier européen a foulé ses pieds sur le continent et par la ruse de l’avidité a trahi les liens commerciaux qui liaient les deux peuples en prenant ce peuple en otage par la trahison et la raison  des armes, conduisant  certains rois africains à participer à la vente de leurs propres frères. Le poids de la traite négrière et de la colonisation a fini par tenir le continent en laisse, le dépouillant de ses richesses, appauvrissant les populations  sur tous les plans. Le plus dur dans cette histoire c’est l’abrutissement par l’aliénation mentale du peuple noir qui a été coupé complètement de l’univers sacré et majestueux de ses civilisations ancestrales. Par la force des choses l’Occident dont notamment la France en ce qui concerne  l’AOF  (Afrique occidentale française) a enfanté un nouveau type africain complètement dépendant de la France, le tenant en laisse. Elle est devenue un père et une mère controversés pour l’enfant dont il a tué le père pour être un substitut centaure. Apres les années d’indépendance  l’enfant orphelin du père originel maltraité par le père adoptif, qui est l’assassin du père originel, tombe malade. Cet enfant fils de KAMA aliéné mentalement suit aveuglement le père adoptif et meurtrier, à savoir la France, qui lui ouvre ses bras de vampire à travers la naissance des droits de l’homme mais qui le rejette par des politiques incendiaires à chaque fois que l’enfant se révolte. Cependant une partie de ce père adoptif et meurtrier du père originel noue une grande compassion à l’endroit de l’enfant déshérité et se bat pour son émancipation, d’où les instances humanitaires dont certaines  militent pour l’émancipation du continent africain, de cet enfant qui durant des siècles versa ses larmes de malheur dans un monde obscur. C’est en ce sens qu’une partie des enfants du continent vont migrer vers le France, le père adoptif et meurtrier. Perdu dans la nuit des temps cette partie des enfants de KAMA de nationalité française mais dont les origines sont dites africaines vivent de l’amour et du déni de l’amour du père adoptif et meurtrier car disséqueur du cordon ombilical qui faisait la dignité et  l’honneur du continent africain. Français de naissance mais recherchant ses origines et son identité africaine dans un brouillard assombri par le mensonge. Ceci démontre le lien dualiste entre les Africains et la France. Quand la France est touchée nous voyons les pathologies de l’enfant ressurgir, d’où les quatre profils psychologiques que nous avons analysés au début de cette longue dissertation.

Certains s’adoucissent comme des agneaux préférant suivre en s’aliénant dans le monde du père adoptif, c’est le genre de Vincent Mc Doum, Gaston Kelman etc… D’autres tombent dans l’extrémisme nourrissant une haine viscérale à l’endroit du père adoptif : ce sont les afro-centristes. D’autres préfèrent n’être ni des assimilés ni des déviants mais de simples citoyens du monde qui séjournent en France et qui cherchent la paix en se conformant aux lois et aux règles de la République, qui sont prêts à se battre pour leurs droits, mais qui vivent néanmoins dans des contradictions évidentes. D’autres qui sont la plupart Diopiste (disciple du savant de Cheikh Anta Diop), adoptent l’attitude de Malcolm X, prêchent la fraternité de Martin Luther King, suivent la tradition anti-impérialiste de Thoma Sankara, de Patrice Lumumba, d’Amilar Cabral, de Kuwame NKruma : eux ce sont les jeunes panafricains à l’image de leur leadeur charismatique Kemi Seba.

L’heure est venue de tirer une conclusion sur cette affaire où je sentais l’obligation de partager mon ressenti et mes opinions avec mes frères et sœurs du monde et de surcroit africains pour susciter des interrogations et  des échanges qui enrichiront le débat en vue de sortir des idées toutes faites et des idéologies préconçues et meurtrières. Ce monde entre  dans une nouvelle phase de terreur appelée le terrorisme né des conflits fratricides et des enjeux politico-économiques  que mènent les grandes puissances. Une nouvelle génération humaniste devrait émerger qui s’aligne dans la ligne politique de Jean Luck Mélenchon en pensant l’humain d’abord de par les valeurs universalistes, et sur la ligne des clairvoyants  à l’image de Tariq Ramadan. Pour ce faire les peuples meurtris doivent se reconstruire. C’est le cas des africains qui sont à mon sens malades psychologiquement, affectés par les drames de l’histoire (traite négrière arabo-musulmane et triangulaire occidentale), qui provoquèrent une aliénation mentale  qui s’enracine dans le vécu de ces derniers. Des écoles de thérapie existent telle que l’école de Cheikh Anta Diop et celle des révolutionnaires tels que Malcolm X qui ont développé des thérapies efficaces pour sortir l’homme noir des bêtises de l’aliénation mentale, du complexe d’infériorité, et des troubles qui engendrent des haines viscérales. C’est ainsi que ceux qui commencent à guérir de cette aliénation parmi la nouvelle génération ne sont pas tombés dans ces querelles entre frères africains au moment de l’attaque terroriste en France qui a fait beaucoup de victimes. Cet article est un électrochoc pour bousculer les mentalités et provoquer un débat constructif qui élèverait les frères et sœurs, du moins c’est mon souhait.

Dia Abdoulaye

Doctorant au Centre de l’Université Européenne du Management et d’Epistémologie de la recherche et étudiant en Oralité et Anthropologie domaine recherche, à l’Inalco.